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La psycho-généalogie, il faut essayer…

Nouveau, non, méconnu, oui ! Et pourtant très prometteur. A tel point que si vous avez vous-même l’occasion de vous essayer à cette « technique », n’hésitez pas une seconde : vous et Bébé avez tout a y gagner ! Explications.

Généralement, deux séances suffisent

Vous voici dans le cabinet, en tête à tête avec la sage-femme, devant une grande feuille de papier A3. Le futur père n’est pas invité. Il viendra, s’il le désire, à une autre séance… Crayon en main, vous allez dessiner votre arbre généalogique – ou « arbre gynécologique » comme on pourrait le nommer vu la circonstance. Vous, tout en bas, au-dessus vos parents, vos grands-parents et toutes les fratries qui s’ensuivent, de branches en branches. Sur le dessin de cet arbre, ou ajoutées en haut de la feuille, quelques annotations précisent tel ou tel fait marquant, un décès, une maladie, le traits de caractère particulier d’un grand oncle ou d’une tante… Et ce sera tout, jusqu’à la seconde séance. Une semaine plus tard, rebelote. Mais vous retournez la feuille pour dessiner, au dos du premier, un nouvel arbre, pas celui de la future maman cette fois, mais celui du futur bébé. Et c’est là que tout se passe : en confrontant les différences qui apparaissent immanquablement entre les deux dessins, des noms qui changent, des aïeux oubliés, des souvenirs qui reviennent…, vous allez plonger dans les profondeurs de votre passé familial… Pour y découvrir quoi ?

Famille, je me souviens…

Premier enseignement, vous venez de prendre conscience que 50 % du nouvel arbre généalogique, celui de votre futur bébé, est occupée par le papa et sa famille ! Evident me direz vous ! Et bien non ! Nombreuses sont les future mamans qui ne parviennent pas, sans de tels déclencheurs, à remettre en cause cette toute puissance maternelle que la femme enceinte développe depuis que bébé est là, à l’intérieur de son ventre et de sa tête !

Pour d’autres mamans, un autre constat, plus difficile encore à admettre : elles ne savent quasiment rien de leur famille, encore moins de celle de leur mari ! Et bien, profitons en pour partir à la pêche aux renseignements afin d’accueillir bébé avec de vraies racines.

Enfin, et plus souvent qu’on ne le croit, ces deux petites séances permettent de dévoiler des pans entier de notre histoire familiale, dont il était capital de prendre conscience avant que notre tout petit pointe le bout de son nez. Pour lui offrir une histoire familiale saine et « démêlée ».

Pourquoi se lancer dans cette recherche ?

Bien sûr, la psychologie fait parfois peur et l’on se prend vite à penser : « ce n’est pas le moment, maintenant que je suis enceinte, d’aller remuer les histoires familiales ! ». Et bien si, justement ! D’abord parce que les femmes enceintes ont cette faculté particulière (due à la poussée hormonale ou seulement parce que la nature est bien faite ?) d’être beaucoup plus réceptives et ouvertes à ce travail intellectuel. Observez-vous bien : depuis que Bébé est annoncé, vous rêvez plus, vous êtes plus sensible, des vérités, jusque-là enfouies, se révèlent à votre pensée ! Alors, profitez-en et n’ayez pas peur d’affronter votre passé familial, surtout sous l’encadrement d’un(e) professionnel(le) formé à la psychogénéalogie.

Ensuite, pensez que ce travail profitera beaucoup à Bébé. Nous avons tous nos secrets de famille, transmis par nos parents qui n’avaient pas accès à ce genre de méthodes. Les transmettre à nos enfants comme un fardeau qu’ils devront porter à leur tour, est-ce vraiment un très beau cadeau de naissance ?

Secrets de familles : on évacue !

Pour autant, n’allons pas prétendre que toutes les futures mamans sont des névrosées ! Non, la plupart vont bien et seront prêtes, quoi qu’il en soit, à accueillir un bébé avec tout l’amour dont il a besoin. Mais pourquoi s’empêcherait-on de regarder pour autant la vérité en face ? Il n’y a guère qu’une cinquantaine d’année que les mamans accouchent à peu près sans risque. Avant cela, combien de fausses couches, de décès en bas âge ou, pour parler des hommes, de disparus à la guerre ont décimé les familles. Et tous les spécialistes vous le diront : les décès, les maladies, surtout lorsqu’ils sont cachées aux enfants (ce qui était très fréquents encore à l’époque de nos parents) entachent souvent notre existence.

Il faut se rendre à l’évidence, notre arbre généalogique n’est pas un long fleuve tranquille ! D’où l’importance de nous y intéresser, de bien prendre conscience de notre histoire familiale et de la décortiquer. Faites parler vos parents, ressortez les albums de familles, faites coïncider les dates, farfouillez, pour chasser les fantômes et, aussi, faire resurgir le bonheur et la sérénité. Alors que vous vous apprêtez à changer de statut, de « fille de vos parents » à devenir « mère de votre enfant », ce petit voyage en famille, ce petit « tour des aïeux en deux jours » est vraiment capital.

Stérilité Infertilité

C’est un cas fréquent : un couple qui ne parvient pas à avoir d’enfant, sans qu’une stérilité physique soit reconnue, consulte un psychogénéalogiste. Remontant dans l’arbre de la famille, il finit par y découvrir, parfois quatre générations plus tôt, le deuil d’une fille aînée. Comment expliquer alors que la stérilité du couple disparaisse après cette découverte, si ce n’est en imaginant que la future maman portait en elle jusque là ce deuil, comme on garde un secret, et qu’elle vient enfin d’en faire… le deuil ! On y croit, on y croit pas… parfois, les faits sont là !

Courage, essayez !

Catherine Claire Greiner