Psychogénéalogie périnatale

C’est quoi la psychogénéalogie  ?

 

Cette  approche globale de la famille en tant que système peut se visualiser comme un mobile en équilibre.

On touche aux dimensions intrinsèques de l’humain. On peut comprendre un système familial comme partie intégrante de notre psychisme.
La notion de système : le tout, et la partie du tout.

Dans un système, chaque élément est en interaction permanente avec les autres éléments du système. Le tout comporte des propriétés dont sont dénuées ses parties, prises séparément.

Pas de conseils, un espace de parole:

Dans le travail en thérapie familiale, on s’est aperçu qu’on ne pouvait pas isoler un cas sans prendre en compte son contexte social, relationnel, familial et culturel.

Dans le système familial, selon D.Jackson, un symptôme joue un rôle important dans le maintien de l’homéostasie familiale, une névrose d’échec par exemple de l’un des membres, peut servir à déculpabiliser d’autres membres de la famille.

En étudiant l’interaction dynamique des parties sans isoler, disséquer et emprisonner dans une logique de la causalité linéaire, on parvient à récupérer un positionnement de sujet libre et non d’objet pris dans un conflit qui le dépasse.

L’organisation des systèmes se transmet de génération en génération. Les forces et les faiblesses passent d’une génération à la suivante quel que soit la connaissance qu’a le sujet de sa propre histoire.

Dans le langage, on distingue la langue, qui est l’ensemble des conventions adoptées pour permettre l’exercice du langage chez les individus, et la parole qui est porteuse de sens.

Le sens d’un terme ne se définit  par sa relation avec les autres mots de la langue : la signification est différentielle.

Dans l’écoute psychogénéalogique, on retrouve cette structure du langage, autour de mots « choisis » par le sujet dans le récit de son histoire familiale.

La manière dont il va articuler ses mots et laisser apparaître la « parole » de l’inconscient familial est essentielle à la reconnaissance de la place qui lui est attribué dans l’arbre généalogique. Ainsi une situation problématique ou à forte charge émotionnelle se trouve énoncée et entendue comme distincte de la personne et appartenant au système dont elle est issue.

Il n’est pas toujours besoin de thérapeutique, mais si l’on considère la santé, et la santé psychique en particulier, du point de vue de la prévention, le travail psychogénéalogique est un atout considérable à chaque tournant émotionnellement marquant de l’existence humaine.

 

Le désir d’enfant, la grossesse, puis la maternité, posent  la question de la filiation et de la transmission:

La « transparence psychique » dont parle Monique Bydlowski fait de la maternité un temps privilégié pour une élaboration psychique de la personne en tant que sujet. La question de sa place de parent et celle du « naissant » dans la famille se pose à chaque grossesse.

Quelle place occupe la femme enceinte en tant que fille de ses parents, et quelle place elle prend quand elle devient mère de son enfant ?

La manière dont s’articule ce nouvel état de mère fait résonance avec le vécu de l’enfant fille et de ses relations avec sa mère. L’installation du statut paternel est également un processus complexe souvent décalé dans le temps et non synchrone avec les neufs mois de grossesse de la femme. Le « projet-sens », l’apparition du désir d’enfant se fait rarement de la même façon pour chacun des partenaires d’un couple en devenir parental.

Quant à la parentalité, le chemin du devenir parent est différent pour chacun. Les étapes clés ou  son inscription dans le temps avec les résonances inconscientes au plus profond de la psyché humaine sont liées au vécu infantile et adulte.

Un travail psychogénéalogique permet de comprendre sa place dans le système familial en récupérant son libre-arbitre mais aussi d’oser modifier son propre regard sur le monde en toute légitimité.

 

Un peu d’Histoire:

Décrit par Watzlawick en 1972, le Système (familial) est défini comme « un ensemble d’objets et les relations entre ces objets et entre leurs attributs; les objets sont les composants ou éléments du système, les attributs sont les propriétés des objets et les relations qui font tenir ensemble le système. »

Née à Palo Alto  au M.R.I ( Mental Research Institute)  la théorie de l’approche systemique en 1959  est  présentée par  G.Bateson et D.Jackson qui en sont les principaux fondateurs. Ils ont été rejoints en 1967 par Watslawick puis par M.Ericson.

Bertalanffy et le mouvement qui l’a suivi est organiciste et non pas atomiste. Il est particulièrement attentif à l’organisation, et à la structure des interactions.

Bowen voit toute la vie, depuis la première cellule jusqu’à l’univers dans son ensemble, à travers le prisme des systèmes. La vision globale s’impose à la vision partielle. La position de quelqu’un dans un système est plus importante que ses symptômes à l’intérieur de ce système. Selon Bowen, la dynamique d’un système est plus puissante que celle d’un membre individuel.

Cette théorie systèmique est issue du structuralisme, élaboré en 1857 par Ferdinand De Saussure, linguiste qui met en évidence le langage en tant que code social, et pose donc” le langage comme signifiant et la parole comme signifié”.

La linguistique  avait révolutionné l’approche du langage en montrant que toute langue constitue un système au sein duquel les signes se combinent et évoluent d’une façon qui s’impose aux acteurs et selon des lois qui leur échappent.

contact :

Catherine- Claire  GREINER   Sage-femme-psychogénéalogiste                                     RV : Tel. 06 20 48 23 37

 

Catherine Claire Greiner