Etat des lieux

Devenir parent, parcours fléché :

 

Quand bébé s’annonce, difficile de s’y retrouver pour choisir le suivi médical de la grossesse et le lieu de naissance.

Le vocabulaire est trompeur et les informations peu claires.

En France, le nombre de maternités a été divisé par trois en quarante ans. !

Comment s’étonner que les services soient surchargés au dépend de la qualité. L’accompagnement à la parentalité est donc passé aux « pertes et profits »

Voir :http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/04/01/pourquoi-le-nombre-de-maternites-a-ete-divise-par-trois-en-quarante-ans_4894303_4355770.html

Réseaux de santé – MDN – pôles physiologiques – AAD -plateau technique:

L’organisation de l’offre de soins est complexe et mouvante. Il existe une grande disparité entre la situation des grandes métropoles et celle des régions rurales.

Difficile pour l’usager de s’y retrouver dans le paysage de la périnatalité.

Le vocabulaire utilisé entretient la confusion.

Réseaux de santé:

Ils sont organisés la plupart du temps par les institutions médicales autour des pôles de santé mère-enfants des hôpitaux de référence pour la mise en relation des professionnels de santé ayant des compétences complémentaires.

Les maternités, surchargées n’offrant plus une prise en charge globale des femmes enceintes, sollicitent de plus en plus le secteur libéral.

C’est le cas pour la préparation à l’accouchement, les consultations médicales de suivi précoce des grossesses, les suites de couches à la sortie à J3, le soutien à l’allaitement maternel, la rééducation du post natal et le suivi pédiatrique.

 Maisons De Naissances:

Elles n’ont pas encore d’existence légale. Après des années d’efforts, 9 maisons de naissance sont en phase d’expérimentation en France.

Il s’agit de lieux autonomes, gérés exclusivement par des sages-femmes où peuvent être prises en charge les femmes enceintes dont les grossesses sont strictement normales.

Un protocole médical doit être validé par les maternités de proximité pour les éventuels transferts des patientes dont l’accouchement nécessite une médicalisation. Chez nos voisins européens, ces transferts représentent 3 à 5%.

Pôles physiologiques:

Ces « salles natures » sont des unités intégrées ou attenantes aux services de maternités. Les sages-femmes sont salariées de l’hôpital. Il s’agit donc d’un lieu moins technique mais dans lesquels s’exercent  les protocoles de la maternité. A ce jour, il n’en existe que très peu qui permettent aux femmes qui le désirent un accouchement peu ou pas médicalisé.

L’accouchement à domicile:

Il n’est possible que si la grossesse est strictement normale. La difficulté est de trouver une sage-femme pour accompagner cette naissance à la maison ainsi que le suivi médical de la grossesse et les suites de couches.

En France, les sages-femmes qui pratiquent cet accompagnement global sont stigmatisées. En effet, elles sont contraintes à exercer leur métier sans une assurance spécifique car les compagnies d’assurance refusent de les assurer. Le calcul des cotisations est fait en fonction des même critères retenus pour les médecins qui eux prennent en charge la pathologie obstétricale, laquelle augmente considérablement les risques.

Les femmes qui désirent accoucher à domicile doivent être inscrites dans une maternité en cas de transfert pendant la grossesse, l’accouchement ou le post-partum.

Elles bénéficient d’ un suivi médical clinique, biologique, échographique identique au suivi à l’hôpital.

Cette liberté du choix du lieu de naissance de son enfant, liberté fondamentale et reconnue en théorie par les instances juridiques internationales n’est pas vraiment respectée dans l’hexagone où on assiste parfois à une « chasse aux sorcières ».

Le plateau technique:

C’est un service de maternité, privé ou publique qui accepte de passer un contrat de partenariat avec une sage-femme libérale pour permettre à cette dernière d’accompagner l’accouchement au sein d’une structure médicalisée si les besoins de la grossesse le permettent. Rares sont aujourd’hui en France cette collaboration qui devrait se développer.

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Catherine Claire Greiner