Parentalité

Un poème de Janus KORCZACK:

Vous dites ;  » C’est fatigant de fréquenter les enfants « ,
Vous avez raison.
Vous ajoutez : » Parce qu’il faut se mettre à leur niveau,
Se baisser, se courber, Se faire tout petit ».
Là, vous avez tort.
Ce n’est pas cela qui fatigue le plus.
C’est plutôt le fait d’être obligé
De s’élever jusqu’à la hauteur
De leurs sentiments,
De s’étirer, de s’allonger, de se hisser
Sur la pointe des pieds
Pour ne pas les blesser.

Définition du conseil de l’Europe:

« La parentalité positive renvoie à un comportement parental qui respecte l’intérêt supérieur de l’enfant et ses droits, comme l’énonce la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant qui prend aussi en compte les besoins et les ressources des parents. Les parents qui agissent ainsi veillent au bien- être de l’enfant, favorisent son autonomie, le guident et le reconnaissent comme un individu à part entière. La parentalité positive n’est pas une parentalité permissive : elle fixe les limites dont l’enfant a besoin, de manière à l’aider à s’épanouir pleinement. La parentalité positive respecte les droits de l’enfant et favorise l’éducation dans un milieu non violent. »

 

On ne naît pas parents, on le devient !

C’est l’enfant qui fait devenir parent. On devient parent en donnant la vie ou en adoptant un enfant : c’est un évènement profond qui touche, à l’origine, au mystère, au désir, à l’inconscience, à la confiance …
Les parents deviennent parents à travers un processus lent, évolutif, progressif, complexe et traversé de crises. Ce processus se vit différemment si on est un homme ou si on est une femme, si on est issu d’une grande fratrie ou enfant unique, si on habite en ville ou à la campagne.
Ce sont les enfants qui convoquent les parents en tant que parents.
Les parents sont invités, incités à agir et à être présents auprès de leurs enfants. La parentalité ne se réduit pas au fait d’avoir des enfants et de donner la vie. Elle se pose en terme de présence, de place, de rôle, de fonctions mais aussi en terme d’identité.
Elle suppose un attachement, un lien, une implication, un engagement des parents dans une fonction parentale d’amour, de soin, de protection et d’éducation.
N’oublions jamais que pour qu’un enfant aille bien, il faut que ses parents aillent bien.

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Catherine Claire Greiner