Archives de catégorie : sagefemmerie

sage-femme, une profession à inscrire au patrimoine de l’humanité ?

La profession de sage-femme en France se modifie; suivi gynécologique de prévention, frottis cervical de dépistage du cancer, pose des Dispositifs Intra Utérins, d’implans contraceptifs, prescription des oestro-progestatifs, IVG médicamentauses, l’exercice des sages-femmes concerne la santé des femmes au sens large.
Le coeur de métier reste l’art de la naissance physiologique avec les consultations médicales du suivi de la grossesse, depuis la déclaration de grossesse jusqu’à la rééducation post-natale en passant par le suivi médical des nouveaux-nés et les vaccinations.

Selon le code de la santé, cette profession  en France appartient au corps médical, comme celle des dentistes et des médecins.

L’exercice des sages-femmes en France, que ce soit dans les maternités, dans les centres de santé, en PMI° ou en libéral est sous très haute surveillance. Malheur à celles qui osent l’exercer dans la totalité de leurs compétences après 5 années d’études universitaires!
Malheur à celles qui osent accompagner les femmes qui choisissent d’accoucher à domicile!(http://copeauxcabana.over-blog.com/2016/09/tabouret-d-accouchement.html)
L’Ordre° veille!
La Sécurité Sociale dessine un cadre toujours plus étroit qui restreint leur liberté d’exercice et ne leurs permet pas de vivre dignement de leur travail.

La situation serait bien différente si ce métier au coeur de la santé des femmes et des bébés, de toutes les femmes et de tous les bébés était défendu et contrôlé par les premiers concernés,
les femmes et les couples de parents.

Il est grand temps que les usagers, les assurés sociaux reprennent la main sur un service indispensable; le travail de fourmis des sages-femmes.

Tant que nous continuerons à pédaler seul(e)s dans le petit bassin dans lequel nous sommes cantonnées, nous, sages-femmes risquons de devenir une espèce en voie de disparition. Si nous n’y prenons pas garde, ce sera bientôt la pataugeoire…
Nous, les sages-femmes, c’est le grand bassin, ou bien un lac de montagne, ou l’océan le pacifique de préférence. Nous, c’est le sacré du sacrum, le vertige de la crête iliaque, le piquant des épines sciatiques, le repère de la symphyse. Nous, les Sages-Femmes, c’est la promesse des fontanelles, le modelage du dernier recours, la rotation enivrante, l’engagement…

Je m’explique. Si les SF qui exercent en France continuent à aller faire leurs études en Belgique ou en Suisse, si les départs en retraite dans les hôpitaux ne sont plus remplacés, si les SF de PMI perdent toute autonomie de décision, si les SF libérales meurent de faim et se reconvertissent, si le savoir des anciennes est évacué par l’électronique, si les Doulas° occupent le terrain abandonné par les Sages-Femmes techniciennes, si nous ne prenons plus en charge le suivi des nouveaux-nés en libéral, si nous ne pouvons pas être normalement assurées en France pour l’ensemble des actes, si ça va si mal pour la physiologie et donc pour les femmes et les bébés, c’est de notre responsabilité.

En effet, c’est toujours en réaction aux dictats de la CPAM° ou de l’ARS° que les Sages-Femmes se positionnent. Ce n’est plus au nom des compétences, de la sécurité, du bien public et de la raison mais au nom de la rentabilité que professionnels et usagés sont contrains.

Le cadre est toujours et encore posé pour nous, par d’autres:
Cette immaturité professionnelle nous poursuit depuis le formatage des écoles puis par le fonctionnement hospitalier. Ce dernier ne s’organise  plus dans une hiérarchie de compétences mais pour une rentabilité que plus personne ne conteste.
Pourtant, la santé et l’obstétrique n’ont jamais été « rentables », sauf en terme global d’économie d’échelle (du point de vue strictement financier pour la société civile, il mieux vaut un arrêt de travail qu’un accouchement prématuré, une seule carte de groupe et pas 5 par patiente et une possibilité de lieux adaptés à l’accouchement physiologique, etc…)
Quant à l’Ordre des sages-femmes°, il n’a jamais été, et ne sera rien d’autre que la courroie de transmission entre les décisions des Ministères et le terrain.

Je ne vais pas parler de « désobéissance civique », mais de nos patientes. Concernant les cotations par exemple, la CCAM° ou la télétransmission, autant de situations qui augmentent les frais mais pas les revenus des professionnelles. Une complexité dans lasquelle nous barbotons allègrement, sans impliquer nos patientes. C’est à elles de faire valoir leurs droits auprès de la sécurité sociale. C’est avec elles et avec leur soutien actif que nous pourrons faire avancer la situation.

 

Mini-lexique:

° PMI: centres de Protection Maternelle et Infantile
° Doulas: accompagnantes de la maternité sans diplôme reconnu
° CPAM: caisse primaire d’assurance maladie
° ARS: agence régionale de santé
° CCAM: codification commune des actes médicaux
° Ordre des sages-femmes: Les conseils départementaux se permettent trop souvent des interdictions qui ne sont pas entérinées par le conseil national. Il s’agit d’un abus de pouvoir.

22 000 sages-femmes et 811 510 accouchements par an en France.
° CQFD: ce qu’il fallait démontrer, à savoir que 900 000 personnes sans compter les conjoints et les bébés, ça fait plus de poids que
22 000 praticiennes.

A vous de jouer:

AAD:
https://www.change.org/p/d%C3%A9fendons-notre-droit-%C3%A0-accoucher-%C3%A0-domicile-avec-une-sage-femme

Défense de la profession:
https://www.change.org/p/reconnaissance-professionnelle-pour-les-sages-femmes

http://www.petitionpublique.fr/PeticaoVer.aspx?pi=P2012N21196

Violence faite aux femmes:
http://www.femmes-solidaires.org/?Femmes-Solidaires-relaie-la

Association d’usagers:
https://ciane.net/ciane/ciane/

La chasse aux sorcières continue

 En France, aujourd’hui, on ne brule plus les matrones soupçonnées de commerce avec le diable sur les places publiques. En revanche, elles ne peuvent pas s’assurer pour exercer leur art;

les accouchements.
Elles sont donc, de fait excommuniées de la communauté des professionnels de santé.

On ne vilipende plus leur savoir chaque dimanche dans les paroisses, mais on met quotidiennement en doute leurs compétences, leur professionnalisme, leur apport en santé publique pour l’ensemble de la population.

On ne les prive pas directement de nourriture au fond d’un sombre cachot, mais de plus en plus de sage-femmes libérales ne parviennent plus à vivre décemment des revenus de leur travail.

On ne leur interdit pas d’exercer (quoi que si encore parfois, et la menace est permanente) mais on leur impose, sans concertation, une nouvelle nomenclature, l’obligation de la télétransmission, c’est à dire des coûts de fonctionnement toujours augmentés. Cette adaptation à la modernité de notre système de santé diminue inexorablement leur pouvoir d’achat, ou bien  les oblige à « faire du chiffre ».
En effet, comment continuer un accompagnement de qualité, c’est à dire des consultations de 45′ à 1h si la rentabilité du cabinet exige une moyenne de 12  à 15 consultations/jour ?
Notons qu’alors, nous ne sommes plus aux 35h de travail, mais aux 60h/semaine, sans compter les week-ends et jours fériés, le temps de travail invisible (prises de RV, recherches techniques, relations partenaires, comptabilité, transport, formation continue) et la formation continue.

Dans les média, on leur donne rarement la parole.
On parle à leur place.
On parle d’elles, les sage-femmes libérales.

Au niveau du vocabulaire, on maintient un flou artistique qui rend  l’information opaque  :
  • Une  Maison de naissance n’est pas un pôle physiologique.
  • La préparation à l’accouchement (pour la Dame) n’est pas la préparation à la naissance (pour BB, en Hapto par exemple) qui n’est pas non plus le soutien à la parentalité (qui inclue la père sans que ce dernier soit remboursé par la SS).
  • Un accouchement inopiné n’est pas un accouchement programmé à domicile.
  • Un accouchement médical (sous Péridurale) n’est pas un accouchement normal physiologique.
  • La prise en charge des soins par la SS n’est pas la gratuité, et…
  • le plus beau métier du monde n’est plus le plus beau métier du monde…Voilà comment, dans le plus grand silence, on musèle une profession pourtant essentielle à toute la population, mais qui n’est composée dans l’hexagone que de 22 000 professionnelles. C’est à dire un métier inexistant en terme de rapport de forces.
    Voilà pourquoi, sans nos patientes, nous ne sommes rien ni personne.
    Voilà pourquoi, tant que les femmes et les couples ne défendront pas leurs sages-femmes, ces dernières risquent de disparaitre ou d’être remplacées par un bataillon de techniciennes et/ou par les Doulas. Les femmes y perdront leurs seules alliées pour les questions de contraception, de grossesse, d’accouchement, de bébés, de sexualité, de famille, de santé, de vie de femme.
    Mais elles ne le savent pas.

    Qui d’autre que nous, sage-femmes peuvent leur dire ?

« Faux bébés à adopter pour mamans en deuil »

Une dépêche de l’AFP mettait en exergue cette nouvelle tendance présente dans les pays anglo-saxons que d’investir des poupons plus vrais que nature en tant que symboles d’un bébé mort. Le réalisme de ces poupées est poussé à l’extrême et peu de choses les différencient d’un véritable enfant décédé. Le nom même choisi par leurs créateurs est symbolique : Reborn Babies… Les bébés nés à nouveau.

Il est difficile de poser un avis tranché sur cette propension à « réincarner » le nourrisson décédé. Si la persistance du contexte morbide ne me semble pas être idéal car il empêche le véritable deuil (qui prend du temps, rappelons-le…), le fait de symboliser l’enfant par un poupon et de pouvoir ainsi terminer une relation de manière rituélique peut constituer une solution curative partie prenante du processus de deuil.

Ainsi, quand une maman met au monde un enfant mort-né, elle peut ressentir le besoin viscéral de faire persister la relation qu’elle avait avec lui in utero et de projeter à l’extérieur d’elle-même ce cri d’attachement frustré par la mort. Le poupon symbolique deviendra alors, le temps nécessaire, un substitut transitionnel à la perte qu’elle doit intégrer, digérer peu à peu.

Quand la maman en deuil se sent prête, elle peut alors prendre le temps d’une cérémonie complémentaire à l’inhumation de son bébé bien réel, dont les funérailles ont eu lieu au tout début du processus de deuil, quand la mère était encore plongée dans une phase de sidération bien normale.

Dans le cas où l’enfant mort-né n’avait pas atteint le terme légal pour être reconnu comme être humain tangible et membre de la famille inscrit à l’état civil, le fait de porter quelque temps ce substitut de bébé aux traits réalistes peut constituer un palliatif puissant à la souffrance parentale. L’enfant symbolique peut être alors « mis au monde » puis recevoir les sacrements que le contexte légal n’a pu donner au foetus né trop tôt. La ritualisation permet de clôturer un cycle et de se donner de nouvelles chances pour le vécu du reste de l’existence.

Par contre, la frontière du deuil pathologique est elle aussi rapidement atteinte. Il convient alors aux membres de la famille de la maman en deuil ou à ses proches d’attirer son attention sur les effets néfastes que le culte de l’enfant mort à travers cette statue symbolique implique. Le fait de persister dans un mime du réel, à travers les soins délivrés à cette poupée tellement réaliste, peut constituer un obstacle à l’accomplissement du deuil initial. Il s’agit de reculer pour mieux sauter, sauf que le saut n’arrive jamais. Un accompagnement du parent en souffrance devient alors impératif.

http://www.lepoint.fr/monde/faux-bebes-a-adopter-pour-mam…

Écrit à partir de l’article de Virginie Stevens

Attention !
Le deuil est un travail personnel, qui prend du temps et qui le plus souvent doit être accompagné. Un objet, une poupée, un faux bébé ne remplacera jamais un accompagnement humain.
ccgreiner

IVG et sagefemmerie

 

RU 486 et les sages-femmes,
quelques questions idiotes:

Une annonce publié au Journal Officiel en juin 2016 indique que les sages-femmes prendront en charge les IVG médicamenteuses et notre Ordre assure que la clause de conscience sera respectée.

Voilà enfin une bonne nouvelle !

Notre profession médicale, qui nous définit comme des professionnels de santé, spécialistes de la physiologie obstétricale et gynécologique reconnait enfin nos compétences dans le domaine de la santé génésique.

Sonnez trompettes !

Cependant, je m’interroge :

Si les sages-femmes sont reconnues compétentes pour prendre en charge les IVG médicamenteuses, elles ne le sont toujours pas pour les IVG dites « chirurgicales » dans les établissements médicaux dans lesquels elles travaillent.

Peut-on donc, par voie de conséquence dire que l’IVG médicamenteuse est un acte médical qui relève du domaine de la physiologie, alors que l’IVG « chirurgicale » par aspiration, se classe dorénavant dans le domaine de la pathologie ?

Cette différence dans l’exercice de la profession me laisse songeuse…

 

L’utilisation du RU 486 est conditionnée à une grossesse avant 7 SA.
Pour l’IVG par aspiration, elle est possible jusqu’à 14 SA.

Pour la première, nous serions dans la physiologie et pour la seconde dans la pathologie ? Pardon ?

 

Les « fausses couches naturelles » :

En ce qui concerne les interruptions spontanées d’une grossesse en cours, la science médicale différencie les FCS du premier trimestre, dites «  Fausses Couches  Précoces », les FCS du deuxième trimestre de grossesse, dites « Fausses Couches Tardives ».

A partir de 28 SA, il s’agirait d’accouchements prématurés, hautement pathologiques.

Réfléchissons de manière à prendre en considération, et la réalité médicale, et la réalité vécue de nos patientes. N’oublions pas notre spécialité de gardienne de la physiologie qui  place les sages-femmes entre la vie quotidienne des femmes et la médecine moderne.

 

Ha ! Le terme de grossesse
en Semaines d’Aménorrhées !

Voilà encore une fois l’objectivité médicale mise à mal car cette classification est nécessaire mais ne tient pas compte du vécu de la patiente.

Les cliniciennes que nous sommes savent bien que pour une femme enceinte qui vient de faire une fausse couche ou qui est confrontée à une Mort Fœtale In Utero, la différence existe essentiellement en fonction de son histoire particulière et de son ressenti psychologique.

L’obstétrique et la gynécologie utilisent un vocabulaire précis dont le sens est fondamental en terme clinique et thérapeutique.

Soyons donc précises.

En effet, une grossesse arrêtée à 20 SA sera toujours un drame pour la patiente. Elle ne le vivra certes pas de la même manière si on lui dit qu’elle vient de faire « une fausse couche » ou si on lui dit qu’il s’agit d’un « accouchement très prématuré ». Pourtant, notre prise en charge médicale sera identique.

Ainsi, une parturiente n’accouchera pas de la même manière dans une salle « d’accouchement », dans une salle « de travail », dans une salle « de naissance » ou dans un « bloc » obstétrical.

Il s’agit pourtant exactement de la même pièce, des mêmes équipements et de la même femme.

Est-il pertinent de réfléchir dans les mêmes termes, à la différence entre une IVG médicamenteuse et une IVG par aspiration ?
Ce qui est certain en revanche, c’est que pour la femme enceinte, la réalité de sa grossesse à partir du moment où elle ressent les Mouvements Actifs du fœtus est pour elle une réalité totalement différente que la même grossesse avant cette perception des MA.

Quant à l’IVG, RU 486 ou aspiration, quelle différence en effet pour la patiente ?

S’agit-il en fait d’une simple différence de technique ou bien au contraire s’agit-il d’une décision différente selon que sa décision implique l’un ou l’autre des moyens pour mettre fin à une grossesse non désirée ?

En terme de vécu, le traumatisme que représente à chaque fois cette décision difficile, est-elle le même dans les deux cas ?

Serait-il plus « normal » d’attendre sagement seule chez soi, l’hémorragie provoquée par le RU 486, plutôt que de choisir la méthode d’IVG par aspiration qui lui permet d’être accompagnée par une équipe formée ?

Pour peu qu’on les écoute, ce que disent les femmes ayant subi des fausses couches spontanées et des avortements médicamenteux, inciterait à penser que les FCS ou les IVG médicamenteuses seraient beaucoup plus traumatiques que les IVG par aspiration.

 

Pour approfondir cette réflexion, passons à des considérations plus pratiques :

Depuis le 31 mars 2013, la prise en charge financière par la Sécurité Sociale pour le RU 436  est de 100%. Le forfait pour l’IVG médicamenteuse est actuellement de 191,74€ à 227,39€.

Si les actes sont réalisés en ville, l’avance des frais est faite par la patiente qui adresse sa feuille de soin à son centre CPAM ce qui ne garantit pas son anonymat. En revanche, si les soins sont dispensés dans un établissement de santé, la patiente n’est pas forcément obligée d’avancer les honoraires et son IVG peut rester anonyme.

Le forfait IVG médicamenteuse  comprend selon les cas,
les 2 consultations préalables, les 2 consultations de délivrance de la Mifépristone, la consultation de contrôle post-IVG et les analyses nécessaires (biologiques et échographiques).

Pour mémoire, la cotation Sécurité Sociale  IVG « chirurgicale » correspond à un remboursement de 437,03€ pour l’acte réalisé. Avec l’anesthésie, locale ou générale, le coût est compris entre 586€ et 645€.

 

Petit calcul idiot :


Entre les deux techniques d’IVG, le différentiel en terme de coût est d’environ 417€.

On compte que 1,5% des femmes en âge de procréer ont recours à l’IVG, et on comptabilise environ 200 000 IVG/an en France.

Si on fait la promotion de la méthode précoce par RU 486 avant 7SA, en autorisant par exemple les sages-femmes à prendre en charge cet acte médical, et si on réalise, disons la moitié du total des IVG par des IVG médicamenteuses, on réaliserait environ 4 170 000 € d’économie par année…

Voilà en « temps de crise » une économie non négligeable !

De là à penser que l’autorisation pour les sages-femmes de réaliser les IVG médicamenteuses est un bon moyen de faire réaliser des économies à la société civile, il n’y a qu’un pas. Que je ne franchirais pas, si non on va encore dire que je suis mauvaise langue…

Pour résumer,  en France, les médecins vont continuer à réaliser les IVG dites « chirurgicales » par aspiration et les sages-femmes feront les IVG médicamenteuses précoces par RU 486.

Que l’on nous donne une bonne raison, une seule, pour entériner en silence cette différence ?

En ce qui concerne leurs compétences, les sages-femmes posent des stérilets, font si besoin des Révisions Utérines en per-partum. Elles font les réanimations des nouveau-nés en urgence, elles sont parfaitement compétentes pour réaliser les IVG par aspiration.

En ce qui concerne la législation, comme les médecins et les dentistes, elles sont chacune et quel que soit leur mode d’exercice, salariées ou en libéral, pleinement responsables de leurs actes et de leurs conséquences  devant la loi.

En ce qui concerne les services rendus à la population, elles sont un personnel médical de première intention, formées à diagnostiquer les pathologies et sont des acteurs essentiels de prévention de la santé des femmes et des bébés.

En ce qui concerne leur pouvoir d’achat, en comparaison avec les médecins et les dentistes, il est scandaleusement bas.

En ce qui concerne cette grande avancée qu’est la prescription du RU 486 par les sages-femmes, j’attends des explications recevables pour l’interdiction qui leur est encore faite de réaliser des IVG, toutes les IVG qu’elles soient médicamenteuses ou par aspiration.

 

 

Catherine-Claire GREINER
Sage-femme, Paris.
(Exercice libéral et médicamenteux, mais pas chirurgical)

 

 

 

 

« Je ne veux pas d’enfant »

Un sujet tabou mais un droit à respecter

Selon une note de l’Institut national des études démographique (Ined) intitulée « Rester sans enfant: un choix de vie à contre-courant », 6,3% des hommes et 4,3% des femmes déclarent ne pas avoir d’enfant et ne pas en vouloir.

Nombreux… ou plutôt nombreuses. Les hommes s’expriment moins sur le sujet. Ils sont pourtant de plus en plus nombreux. Une certaine idée de la femme perdure, celle qui prétend qu’une « vraie femme » ne peut rester sans enfant.

Etre femme sans être mère, un vrai combat d’aujourd’hui.

« Je n’ai jamais voulu d’enfant car je n’ai pas ce qu’on appelle l’instinct maternel, je sais que ça choque, mais je ne m’extasie pas devant un enfant ».

« Je n’ai pas du tout l’instinct paternel, et je n’ai déjà pas assez de temps pour faire tout ce dont j’ai envie, alors si en plus faut s’occuper d’un enfant, non merci ».

Avoir un enfant ne devrait pas être une obligation, ni le résultat d’un conditionnement. C’est un choix. C’est un choix de vie, pour soi, pour son/sa conjoint(e). Derrière ce choix se pose la question de la liberté.

Quelles sont les motivations de ce choix ?

Première raison invoquée, la liberté, mise en avant dans 80% des cas. Souci de profiter de la vie, de se conserver un espace, les personnes volontairement sans enfant mettent en évidence la contradiction entre deux valeurs de la société contemporaine : la liberté individuelle et la famille.

Opter pour sa vie plutôt que de donner la vie:

« J’aime ma vie, je mange quand je veux, ce que je veux, je sors sans avoir à m’inquiéter des horaires, je pars en vacances hors période de vacances scolaires. »

Vie de famille ou vie à soi, les désirs varient avec l’âge. Comme le relèvent les chercheurs, les plus jeunes mettant souvent en avant le fait d’avoir d’autres priorités.

 » Je n’ai pas d’enfant et je n’en veux absolument pas . »

Certains disent : « Tu es jeune et tu vas changer d’avis avec le temps. » Cette éternelle réponse est devenue insupportable. Ne pas être attirée par la maternité ne veut pas dire qu’on n’aime pas les enfants, au contraire. Avoir un enfant c’est être obligé d’installer une certaine routine, un certain équilibre pour l’enfant. Cela implique un grand nombre de sacrifices que certains refusent. Et c’est le droit, et c’est un choix responsable qu’il faudrait saluer, plutôt que stigmatiser les personnes sans enfant.

Cette tension entre liberté individuelle et vie de famille s’exprime différemment en fonction du sexe.

Pour les hommes, « la stabilité professionnelle prend toujours une place importante avant d’avoir des enfants », remarquent les chercheurs, et peu importe le niveau d’étude, tandis que pour les femmes, c’est différent.

Cumuler vie personnelle et vie professionnelle, au risque de jongler dangereusement pendant plusieurs années semble être pour les femmes une obligation intégrée comme « normale ».

Ha bon ?

 

Maternité : l’âge limite pour avoir un enfant pourrait être atteint plus tôt qu’on ne le pense…

L’année des 35 ans est souvent désignée comme étant la date limite pour avoir un enfant sans risque. Une date parfaite pour les femmes qui préfèrent généralement avoir une situation stable avant de fonder une famille.

L’âge du premier enfant en France tourne aujourd’hui autour de 28 ans, soit quatre années de plus qu’en 1967 où la moyenne était de 24,2 ans.

Beaucoup de femmes se basent sur cette limite des 35 ans pour planifier le moment de fonder une famille. Or une étude du Karolinska Institute de Stockholm et de l’université de Bergen, montre que le début de la zone à risque se situerait, non plus au-delà de 35 ans, mais entre 30 et 34 ans. Menée sur un million de femmes en Norvège et en Suède, cette étude compare les premières grossesses d’un groupe de femmes âgées entre 25 et 29 ans à celles d’un autre groupe dont l’âge se situe en 30 et 34 ans.

« À notre grande surprise, a déclaré au Daily Mail le professeur Ulla Waldenström qui dirigeait l’étude, nous avons trouvé une augmentation absolue du risque d’effets négatifs sur les grossesses qui surviennent dans le groupe âgé de 30 à 34 ans. Ces résultats sont indépendants des effets de la cigarette et du surpoids. »

« Biologiquement, le meilleur moment est probablement entre 20 et 30 ans. Pour les femmes individuellement, le risque est petit, mais pour la société ce sera un nombre signifiant de complications pour beaucoup de femmes ayant des enfants juste après 30 ans. »

D’après l’étude en question, une femme accouchant au début de la trentaine aurait plus de chances d’accoucher prématurément ou d’avoir un enfant mort-né.

Ulla Waldenström estime par ailleurs qu’il serait préférable de bien informer hommes et femmes de l’importance de l’âge dans une grossesse. Une éducation qui devrait même si possible commencer sur les bancs de l’école.

A bon entendeur, Salut !

 

sexualité et maternité

Que dire, que faire ?

L’activité sexuelle d’un couple où la femme est enceinte est un sujet complexe mais dont on parle,
soit selon des critères médicaux en termes de risques,
soit selon des références religieuses en termes d’interdits,
soit selon des considérations psychologiques en terme d’inconscient,
soit selon des expériences personnelles en terme de témoignages,soit selon des références à des études sociologiques en termes scientifiques,
soit selon des arguments médiatiques en terme de modèles,
soit selon des images littéraires en termes romantiques,
soit avec des mots crus en terme de blagues salaces,
Soit pas du tout, mais alors pas du tout, du tout, ni à l’extérieur ni dans l’intimité du couple.

Voilà un étrange paradoxe. En effet, la femme enceinte qui ne peut pas faire grand chose pour cacher son état aux yeux de tous, est l’expression visible de cette sexualité. Ce ventre rebondi dans lequel tout le monde sait que se développe un futur être humain est un objet de fantasmes.

Il semblerait que plus cette sexualité s’affiche, et moins elle existe dans la parole. Tout se passe comme si la femme en devenant enceinte devient un être asexué, qui ne s’appartient plus en tant que personne pour devenir un objet de soins vis à vis du corps médical et un objet sacré au regard de la société, de la culture ou de la religion.

La sexualité n’existe pas. Il n’y a que des sexualités:

Des sexualités signifie qu’il n’y a pas de norme, pas de bien ou de mal entre deux adultes consentants. De la même manière qu’on parle des sports, le sport se décline ensuite en sous-catégories ; les sports de glisse, les sports nautiques, les sports collectifs…

Il en va de même pour la sexualité :

Celle qui étonne les parents quand elle se manifeste dans l’enfance avec la découverte des organes de la sexualité, c’est l’auto-érotisme. Celle encore plus précoce dont nous parlent les échographistes qui ont vu sur l’écran des fœtus se tripoter le zizi. Et puis il y a celle de l’adolescence; explosion de pulsions et de découvertes. Ensuite vient la confrontation de sa propre sensualité, de son propre désir avec celui de l’autre. De cette rencontre peut se construire une relation. De cette relation peut naître une nouvelle personne, un fœtus, un bébé puis un enfant à élever. Ensuite vient la sexualité de la maturité, avec sa diversité, ses ruptures de rythme, ses phases d’hyperactivité et ses périodes d’hibernation. Plus tard, la sexualité des seniors, et de celle-ci on parle encore moins.

Parler de la sexualité n’est pas parler de sa sexualité. Et inversement.

Ainsi, la pornographie n’est pas l’érotisme ni l’éducation sexuelle le mode d’emploi de la libido. Il s’agit pourtant dans chaque cas « d’informations » en rapport avec la sexualité.

Cette activité qui concerne tous les êtres humains reste encore un sujet tabou, un registre de l’intime et de la sphère strictement privée. On parle plus aisément de ses sentiments que de sa sexualité. Cette réalité de la sexualité humaine concerne aussi les professionnels de santé, censés avoir sur le corps et ses émois, un discours objectif, factuel et scientifique, ce qui peut être  réducteur ou inadapté.

La définition de la sexualité donnée en 1975 par  l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) n’est pas beaucoup plus satisfaisante mais a le mérite de regrouper différents éclairages:

« la santé sexuelle est l’intégration des aspects somatiques, émotionnels et sociaux de l’être humain sexué de façon à parvenir à un enrichissement et à un épanouissement de la personnalité, de la communication et de l’amour ».

Quelques pistes historiques pour mieux comprendre:

Pendant l’Antiquité (<500 ans) la culture gréco-romaine domine. Seul le père engendre l’enfant, la femme n’étant que la couveuse pour la semence masculine. Les lois romaines exigent du citoyen qu’il fasse trois enfants. La  fidélité n’est pas exigée des époux et les hommes comme  les femmes utilisent sexuellement des esclaves castrés.

Coté grecs , Hippocrate dit que le rapport sexuel est responsable d’accouchement prématuré .  Aristote décrit l’activité sexuelle comme dangereuse jusqu’au 8ème mois, mais bénéfique pour l’accouchement dans le dernier mois. Soranos, un des premiers gynécologue-obstétricien, recommande d’éviter les rapports sexuels pour éviter les avortements.

Ensuite, l’église chrétienne n’autorise la sexualité que dans le mariage, exclusivement à des fins de reproduction ce qui représente le début de la répression sexuelle féminine à grande échelle.

Entre le VII ème et le X ème siècle, les nobles  doivent épouser une femme issue de la noblesse  et  peuvent vivre en concubinage avec des esclaves. Ce n’est qu’au XIème siècle que la polygamie disparaît officiellement et en 1439 seulement que le mariage devient un sacrement, dans le but de préserver le couple et les héritages.

Notons qu’au XV ème siècle, la prostitution est tolérée.

La médecine commence à faire partie de la vie sociale du XVIII ème au XIX ème siècle ce qui fait passer la sexualité de la faute sacrilège à la maladie…Les mœurs sont contrôlés par l’Etat qui nomme « crimes » les actes dits contre-nature, comme l’adultère ou la sodomie.

L’époque contemporaine, de 1900 à nos jours est marquée par la psychanalyse. Freud présente la sexualité comme l’expression d’une pulsion normale du développement de la personnalité humaine et précise que les tabous sexuels sont d’ordre culturel.

La libération sexuelle est mise en veilleuse suite à la crise économique des années 30.

L’apparition des antibiotiques dans les années 1940 (découverte du Dr. Fleming en 1928) qui permettent de traiter les Infection Sexuellement Transmissibles est une étape déterminante qui va modifier la sexualité.

En 1960, la commercialisation de la pilule contraceptive puis le droit à l’avortement à partir des années 1970 ont apporté une sécurité sur le plan sexuel révolutionnaire. En effet, la loi Neuwirth en 1957 légalise les méthodes contraceptives en France. Le 17 janvier 1975, la loi Veil dépénalise le recours pour les femmes à l’interruption volontaire de grossesse.

Pour la première fois, et depuis seulement 40 ans, la sexualité-reproduction et la sexualité-plaisir sont différenciées.

L’éducation sexuelle en France est obligatoire dans les établissements scolaires, (circulaire du 26 juillet 1973) lesquels doivent enseigner l’anatomie et de la physiologie sexuelle humaine dans les cours de sciences naturelles.

La découverte en 1983 du virus du VIH va encore modifier la sexualité, laquelle après s’être libérée redevient synonyme de mort bien qu’elle  représente une promesse de vie.

Cette ambivalence semble éternelle.

 

 

 

 

 

 

Péridurale, la grande illusion

Article scientifique du Dr. Serge Bizieau,

ancien chef de service de la maternité de l’hôpital Nord 92 de Villeneuve la Garenne, « les dossiers de l’Obstétrique » N°255

 

« La grande illusion (de vivre son accouchement sous analgésie péridurale), le mensonge entretenu par le langage pseudo-scientifique des professionnels, enfin la marchandisation de l’Etre humain gère l’esprit malin de nos salles de travail encore accusés d’insécurité !

Interdiction de bouger, interdiction de penser, interdiction de sentir, interdiction de ressentir, voilà l’avenir auquel nous sommes « invités », parents, fœtus, et accompagnants de la naissance !… »

Est-il juste de se retrouver pour quelques heures, immobilisée pour donner naissance à son enfant ? Est-il juste d’infliger au fœtus des contractions utérines cadencées par l’ocytocine, parfaitement anti-rythmiques et donc étrangères au processus vitaux, afin de gagner quelques heures et de se débarrasser au plus vite …pour laisser la place ou éviter soigneusement d’affronter ses angoisses existentielles, ses limites ?

La question essentielle pour nous obstétriciens, pédiatres, sages-femmes, parents, n’est-elle pas, au-delà du confort maternel, celle des conséquences sur le fœtus, le nouveau-né et l’enfant. (…) Nous créons de toute pièce la séparation mère-enfant par l’analgésie péridurale de confort systématique ; avant de laisser se généraliser cette pratique réfléchissons ensemble sur les liens éventuels entre la genèse de la maltraitance à enfant, le besoin de consultations psychiatriques chez des enfants de plus en plus jeunes par des psychiatres qui ont l’impression d’intervenir trop tard car c’est bien en amont qu’il faut travailler : pendant la gestation  et en maternité pour prévenir « l’abandon », le manque de forces vitales transmises par la mère à son enfant.

(…) Sur le plan législatif la réalisation de l’analgésie péridurale obstétricale est souvent présentée à l’opinion publique comme dénuée de tout inconvénient. Pourtant des incidents, accidents et complications existent. (…)Tout médicament présent dans la circulation maternelle est susceptible de traverser la barrière placentaire.

Sous péridurale, nous assistons à une augmentation de la durée de l’expulsion : il en résulte un nombre d’extractions instrumentales et d’épisiotomies plus important. (…)

L’Analgésie Péridurale Obstétricale (APO) favorise l’apparition d’infections urinaires en étant associée à une durée prolongée du travail : l’augmentation des sondages urinaires et des épisodes de rétention vésicales compromettent le déroulement d’une miction efficace.

Tous les morphiniques traversent rapidement la barrière placentaire et peuvent entrainer des modifications du Rythme Cardiaque Fœtal (RCF). L’association anesthésiques-morphinique actuelle lors de l’APO peut entrainer des chutes importantes de la pression artérielle systolique maternelle dont le fœtus fait les frais, sous forme de bradycardie, de ralentissements tardifs (Collins The Lancet), etc. (…)

Dans un article consacré aux causes profondes de difficultés scolaires, le Dr. Anne-Marie Castenet écrit que la France a encore des efforts considérables à faire pour promouvoir la naissance « sans violence ». Cela permettrait de faire baisser le niveau d’hypernervosité de nombreux élèves, selon une enquête effectuée par l’INSERM en 1978.

Une autre étude (Jacobson B) en 1988) a montré une corrélation entre les toxicomanies de l’adolescence et l’administration de drogues à la mère pendant l’accouchement.

Une étude scandinave très instructive portant sur 412 suicides (de 1978 à 1984) a montré des corrélations entre les conditions de la naissance et les modes de suicide.

Une expérience japonaise publiée en 1991 a montré que 21 enfants diagnostiqués autistes sur 23, étaient nés dans un hôpital qui pratiquait 95% d’anesthésies générales au moment de l’accouchement. Cette étude met l’accent sur le lien mère-enfant rompu par l’anesthésie générale. (..)

Il est frappant d’observer dans ces études les corrélations entre les médicaments reçus par la mère en salle de travail, les gestes obstétricaux, et les problèmes de santé physique et mentale retrouvés chez les enfants, les adolescents et les adultes plusieurs années après. Malheureusement, les pratiques obstétricales de notre pays ne sont guère évaluées au-delà du 5ème jour après la naissance, étant donné que les durées moyennes de séjour dans nos maternités sont fréquemment inférieures à 5 jours…

Une des particularités de notre service était de permettre l’accès au plateau technique obstétrical à 6 sages-femmes libérales dont le travail global d’accompagnement (suivi des grossesses, préparation à la naissance accouchement et post-partum), peut être qualifié d’ »orfèvrerie » en obstétrique.

Ce travail montre que la liberté de mouvement et de posture, l’accompagnement par une seule personne connue, le respect de l’intimité et du temps, facilitent grandement la physiologie de l’accouchement et est réalisable dans un service public hospitalier. (…)L’accompagnement global par les sages-femmes assurant la totalité du suivi de la grossesse et de l’accouchement, est inversement proportionnel au nombre de forceps et de césariennes. Les chiffres européens montrent que plus le nombre des médecins obstétriciens augmente et plus le nombre des accouchements médicalisés augmente.

Comment rendre, par des moyens simples et moins coûteux l’accouchement plus facile ?

  • Préserver l’intimité de l’accouchement en créant de petites salles chaleureuses permet aux femmes de vivre leur accouchement sans stress et dans un contexte moins médico-chirurgical.
  • L’utilisation du bain chaud pendant le travail permet un réel soulagement de la sensation douloureuse, une accélération de la dilatation cervicale ainsi qu’un assouplissement effectif du périnée, diminuant de manière significative les épisiotomies.
  • L’utilisation de l’analgésie par acupuncture (cf. ValetteC, Penel J, Favre G.,)
  • L’utilisation de la réflexothérapie lombaire (cf. Dr. Irrmann)

En conclusion, l’accueil et l’accompagnement global de l’accouchement, ainsi que la proposition de plusieurs techniques d’analgésie, de réalisation facile, de coût modéré et d’innocuité totale, peuvent faire diminuer le taux d’APO responsables d’incidents nombreux…voire d’accidents (cf. rapport publié par le conseil médical d’une mutuelle d’assurance santé ; le « sou médical » sur l’exercice de1996).

Développer les petites structures type « maisons maternelles »* au sein même ou aux abords des grandes structures, redonner aux sages-femmes leur pleine et entière responsabilité pour protéger les parturientes de l’intrusion d’une médicalisation inappropriée et grossière, constituent des mesures de santé publique pour l’avenir des hommes dont nous avons la responsabilité dès leur première heure. »

Et pour ceux qui veulent des études: http://reseauinternational.net/declaration-choquante-dun-initie-du-domaine-medical/

 

 

Ce qu’on ne vous dit pas…

Se préparer à l’accouchement,
c’est connaitre les 7 verrous physiologiques de la grossesse.

 

Inconnus des services hospitaliers et des écoles de praticiens, la connaissance des verrous de la grossesse vient de l’étude approfondie de la physiologie obstétricale.

Maitriser ces différents niveaux de fermeture est un atout essentiel pour la femme enceinte qui peut ainsi favoriser la naissance de son enfant en ouvrant ces verrous au cours du processus de l’accouchement.

Au cours de l’évolution de l’espèce humaine, ces verrous se sont mis en place progressivement. A ce jour, le petit de l’homo sapiens, comparé aux autres espèces de mammifères est encore un peu prématuré. Contrairement aux cervidés dont les nouveau-nés sont capables de se tenir sur leurs pattes dès la naissance, le petit homme ne doit sa survie qu’aux soins de ses parents.

7 verrous, de différente nature permettent aujourd’hui de mener une grossesse à terme, c’est-à-dire 41 semaines d’aménorrhées, soient 274 jours de gestation.

A la différence des autres mammifères qui peuplaient la planète, l’homo erectus s’est mis debout. En dégageant la main qui devient préhensible, notre ancêtre a développé ses capacités cérébrales et la modification de son régime alimentaire plus riche en protéines a permis son évolution.

C’est à partir de cette étape fondamentale de l’évolution que notre espèce a modifié aussi les paramètres de la procréation. Le bassin osseux verticalisé est devenu un risque que le fœtus « tombe » et sorte trop tôt du ventre de sa mère. C’est pourquoi se sont mis en place ces verrous de la grossesse sans lesquels notre espèce n’aurait pas survécu. Ces modifications de l’accouchement nous distinguent des autres espèces de mammifères.

Pour un accouchement médicalisé sous analgésie péridurale, ou pour un accouchement normal, la connaissance de cette réalité physiologique est déterminante pour une femme enceinte et son conjoint.

Dans certaines maternités, on peut s’inscrire à des séances collectives de préparation à l’accouchement.

Ces RV permettent de se familiariser avec les locaux, le personnel médical et parfois de visiter une salle d’accouchement. Y sont données des informations intéressantes concernant les protocoles et les habitudes du service.
Ces RV dans les maternités sont des séances d’information, différentes et complémentaires des séances de préparation en libéral.

 

 

 

SFL Catherine Claire Greiner
Sur RV Tel. 06 20 48 23 37