Projet de naissance

 Bien qu’il ne soit pas encore tout à fait entré dans les mœurs, le projet de naissance est un accord informel passé entre les futurs parents et l’équipe médicale sur les conditions souhaitées pour l’accouchement et la naissance, dans le respect des protocoles médicaux du service.

Afin que le déroulement des différentes étapes de la naissance ne soit pas une déception, cette réflexion permet un échange entre les futurs parents et peut aboutir à un document, « le projet de naissance », où sera indiqué ce que l’on souhaite vivre et ce que l’on aimerait éviter au moment de l’accouchement.
Ainsi, ma maternité sait que la patiente est prise en charge en complément par une sage-femme libérale ce qui peut faciliter la sortie et le retour à la maison.

Ce document peut aussi être une simple affichette à mettre sur la porte de la salle d’accouchement :
« MERCI  DE  NE  PAS  ENTRER  SANS  Y  ETRE  INVITE »

Parallèlement aux entretiens de préparation,  Le projet de naissance permet :

  • de vous préparer à l’accouchement,
  • de réfléchir avec Monsieur sur le type de naissance souhaitée,
  • de faire connaître vos choix.

C’est un bon moyen pour s’approprier cet évènement et être « actrice » de la naissance de bébé, plutôt qu’un objet de soins.

Chaque projet de naissance est différent, mais il aborde généralement
les points suivants:

  • La présence d’une tierce personne si le père est absent,
  • Le respect de l’intimité, l’information sur les gestes médicaux, la présence des étudiants,
  • Le déclenchement « de convenance » ou pour raisons médicales,
  • La réalisation des touchers vaginaux, (entre 3 et 5 sont indispensables pour la surveillance du travail).
  • Le monitoring en continu ou en discontinu et lla liberté de position et de mouvement,
  • La Péridurale, l’épisiotomie et sa suture,
  • La délivrance (naturelle ou dirigée) et le clampage précoce du cordon,
  • Les gestes de réanimation,
  • Les premiers soins du bébé avec le père,
  • La mise au sein ou le premier biberon,
  • Les suites de couches et la sortie.

Le rédiger, ou pas. C’est votre choix

 L’idéal serait que vous puissiez rédiger avec les membres de l’équipe médicale un projet qui s’intègre dans le service et qui précise comment vous aimeriez que se déroule la prise en charge médicale de votre grossesse et de votre accouchement.

Ce document comprendrait des précisions concernant comment vous voulez que se déroulent les différentes étapes du travail et de la naissance et aussi tout ce que vous ne voulez pas.
Vous pouvez l’évoquer à «  l’entretien du 4ème mois » ou à votre première consultation à la maternité.

L’élaboration du projet de naissance prend du temps, ce dont ne disposent pas toujours les équipes médicales.
Si vous insistez, là bien sûr, ça risque de coincer. Le pouvoir médical s’exerce alors parfois brutalement. Pas de panique. Dans ce cas, il vaut mieux s’abstenir si vous pensez que vous serez stigmatisée, étiquetée comme celle qui ne veut pas :

  • qu’on lui impose la péridurale, et l’usage du syntocinon,
  • qu’on la bloque dans un lit avec une perfusion dès votre arrivée,
  • qu’on vous empêche de choisir votre position,
  • qu’on vous fasse un ToucherVaginal toutes les heures,
  • qu’on vous fasse une épisiotomie systématiquement,
  • qu’on coupe le cordon trop tôt avant qu’il ait cessé de battre,
  • qu’on vous sépare de votre nouveau-né,
  • qu’on lui passe inutilement une sonde gastrique,
  • qu’on vous fasse une délivrance dirigée systématique,
  • qu’on vous empêche de boire ou de manger.

Bref, si vous voulez juste qu’on vous fasse confiance et qu’on vous laisse tranquille, sans stress, avec une surveillance minimale et bienveillante.
Vous pouvez penser qu’il vaut mieux ne rien dire, parce qu’ils «savent mieux que vous ».
Et bien ce n’est pas vrai.
Le corps médical sait en effet comment intervenir si nécessaire, mais vous, vous savez accoucher, même si vous ne savez pas que vous savez accoucher.

Déléguer la responsabilité de l’accouchement à l’équipe médicale de la maternité où vous êtes inscrite quand survient un dysfonctionnement est une sage décision.
En revanche, s’en remettre aveuglément à l’autorité médicale dans le cas d’une grossesse et d’un accouchement normal n’est pas forcément la meilleure attitude.
Au nom de la sécurité médicale, les femmes n’accouchent plus, elles « sont accouchées » à l’hôpital. Cette généralisation de la prise en charge de la grossesse par l’institution médicale depuis une cinquantaine d’années a permis d’améliorer considérablement la santé des femmes et des enfants. Les progrès techniques, notamment dans le diagnostic anténatal et la pratique chirurgicale des césariennes ont transformé les pronostics en cas de pathologie.

Cependant, généraliser cette hyper-médicalisation à toutes les grossesses est un non-sens, tant du point de vue obstétrical que du point de vue rentabilité financière. Les plateaux techniques des maternités doivent être à la disposition de toutes les grossesses qui nécessitent un niveau élevé de technicité. C’est-à-dire entre 15 et 20% des femmes enceintes.

Une femme enceinte veut le meilleur pour elle et son enfant. Elle veut accoucher entourée de la sécurité maximum.
Elle a raison.
Le problème c’est que pour garantir cette sécurité, il faut en passer par l’organisation hospitalière, laquelle, ce n’est un secret pour personne, manque de moyens et de personnels.
Le niveau de compétences des équipes est élevé et les professionnels font chaque jour un travail remarquable mais les équipes surchargées sont souvent dans l’incapacité pratique de respecter les projets de naissance.

Si ce projet de naissance vous tient à cœur, vous pouvez le rédiger avec l’aide d’une sage-femme libérale et le remettre en consultation à la maternité.

 


 (exemple à donner à la maternité):

Catherine Claire GREINER                                                                                   Sage-Femme       Tel. 06 20 48 23 37
73, rue Saint-Blaise 75020  Paris

Date prévue d’accouchement :                                                                           Maternité:
Madame:
Monsieur:

                                                                                            PROJET  DE  NAISSANCE :

 Pendant la grossesse :

 Pendant le travail :

  A l’accouchement :

 Pour le bébé :

  Pour le père ou la personne accompagnante :

 Pendant les suites de couches :

 Il s’agit de s’approcher au plus près de ces souhaits en tenant compte des protocoles et des obligations organisationnelles du service dans le respect de la disponibilités de l’équipe soignante et des possibilités locales.

Merci de me confier à ma sortie les examens complémentaires de mon suivi de grossesse, un résumé d’accouchement et d’hospitalisation et le dossier médical du bébé pour permettre un suivi médical cohérent.



Quelles questions se poser pour élaborer son projet de naissance ?

Qu’est ce qui est important pour que cet accouchement soit un moment formidable dans ma vie de femme et inoubliable dans notre histoire de couple ?
Mon conjoint souhaite il être présent ? Connaît il les outils pour m’aider ? Quelles sont nos peurs…pendant la grossesse, pour l’accouchement et après la naissance ?
La péridurale est elle importante pour moi et pourquoi ? Que veut dire « trop tard » ?
Suis-je bien informée sur :
L’épisiotomie, sa prévention et ses suites ?
Sur tous les moyens de  diminution de la douleur, les avantages et inconvénients de l’anesthésie péridurale  ?
Comment faire le choix de mon lieu d’accouchement ?
Quelles sont les différences entre les différents membres de l’équipe; sages-femmes, médecins obstétriciens, médecin gynécologue, anesthésiste, puéricultrice ?
Est il possible que l’on me demande l’autorisation pour m’examiner, que l’on me demande mon accord pour poser une perfusion, rompre la poche ou accélérer le travail ?
Est il possible de boire et manger léger si je le souhaite pendant le travail comme le préconise l’ OMS ?
Ballon, W.C et baignoire sont ils disponibles librement ?
La mobilisation spontanée comme je le ressens  pendant le travail est elle encouragée ou favorisée en pré travail et en salle d’accouchement ?
Puis je demander une APD à tout moment quelque soit la dilatation ?
La surveillance du rythme cardiaque du bébé peut elle être faite en discontinu si tout va bien et si l’accouchement n’est pas médicalisé et jusqu’à quelle dilatation ?
Quels sont les choix de postures aux moments de la naissance ? (assise ; accroupie ; debout ; latérale ;talons près des fesses…)
Est-il possible de changer de position si je le souhaite pendant l’expulsion ?
Quelles sont les conditions d’accueil pour notre bébé ?
Le papa ou moi-même pourrons-nous couper le cordon uniquement quand il aura cessé de battre ? Aurons-nous le temps de la rencontre peau à peau  ? L’introduction d’une sonde d’aspiration est elle systématique ?
Les enfants ainés pourront-ils me rendre visite dès que je serais dans ma chambre ?
est-il possible de rentrer chez moi dès le lendemain si tout va bien ?
Est-il possible de contacter directement ma sage-femme libérale si des informations médicales concernant le travail, l’accouchement et mon bébé doivent être transmises ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’entretien prénatal précoce

 

Depuis 2004, les professionnels de la périnatalité doivent proposer à toute femme enceinte un entretien prénatal précoce (ex entretien du 4ème mois) dès le début de grossesse.

Cette entretien permet aux femmes et aux couples de rencontrer un professionnel en dehors d’une consultation et en prenant du temps pour parler de leurs attentes, de leurs besoins et de leur projet de naissance.

Il permet de s’informer sur le suivi médical de la grossesse et sur les droits et de poser toutes les questions qui vous préoccupent.

Vous n’avez pas besoin de prescription médicale pour le réaliser.

L’entretien se fera le plus tôt possible, mais il peut être fait aussi à tout moment de la grossesse (un seul entretien).

Avec quel professionnel ? Et où ?

Tous les professionnels de la grossesse, organisés en réseau :

  • sages-femmes libérales,
  • sages-femmes de la Protection Maternelle et Infantile (PMI),
  • sages-femmes des maternités (publiques ou privées),
  • les médecins généralistes,
  • les gynéco-obstétriciens,

Il se déroule dans le cadre du réseau de périnatalité de votre région.

 

 

Bien qu’il ne soit pas encore tout à fait entré dans les mœurs, le projet de naissance est un accord informel passé entre les futurs parents et l’équipe médicale sur les conditions souhaitées pour l’accouchement et la naissance, dans le respect des protocoles médicaux du service.

Cette réflexion peut aboutir à un document, « le projet de naissance », où sera indiqué ce que l’on souhaite vivre et ce que l’on ne souhaite pas au moment de l’accouchement.

Ce document peut aussi être une simple affichette à mettre sur la porte de la salle d’accouchement « MERCI  DE  NE  PAS  ENTRER  SANS  Y  ETRE  INVITE »

Parallèlement aux entretiens de préparation,  Le projet de naissance permet :

de vous préparer à l’accouchement,

de réfléchir avec Monsieur sur le type de naissance souhaitée

de faire connaître vos choix.

 

C’est un bon moyen pour s’approprier cet évènement et être « actrice » de la naissance de bébé, plutôt qu’un objet de soins.

Chaque projet de naissance est différent, mais il aborde généralement les points suivants:

La présence d’une tierce personne si le père est absent,

Le respect de l’intimité, l’information sur les gestes médicaux, les étudiants,

Le déclenchement « de convenance » ou pour raisons médicales,

La réalisation des touchers vaginaux, (entre 3 et 5 sont indispensables pour la surveillance du travail).

Le monitoring en continu ou en discontinu et lla liberté de position et de mouvement,

La Péridurale, l’épisiotomie et sa suture,

La délivrance (naturelle ou dirigée) et le clampage précoce du cordon,

Les gestes de réanimation,

Les premiers soins du bébé avec le père.

La mise au sein ou le premier biberon.

 

 

 

Le rédiger, ou pas. C’est votre choix

 

L’idéal serait que vous puissiez rédiger avec les membres de l’équipe médicale un projet qui s’intègre dans le service et qui précise comment vous aimeriez que se déroule la prise en charge médicale de votre grossesse et de votre accouchement.

Ce document comprendrait des précisions concernant comment vous voulez que se déroulent les différentes étapes du travail et de la naissance et aussi tout ce que vous ne voulez pas.

Vous pouvez l’évoquer à «  l’entretien du 4ème mois » ou à votre première consultation à la maternité.

 

Le problème actuellement, c’est que l’élaboration du projet de naissance prend du temps, ce dont ne disposent pas toujours les équipes médicales.

 

 

Si vous insistez, là bien sûr, ça risque de coincer.

Le pouvoir médical s’exerce alors parfois brutalement.

 

Il vaut mieux s’abstenir si vous pensez que vous serez stigmatisée, étiquetée comme celle qui ne veut pas :

 

qu’on vous impose la péridurale,

qu’on vous bloque dans un lit,

qu’on vous empêche de choisir votre position,

qu’on vous fasse un TV toutes les heures,

qu’on vous fasse une épisiotomie systématique,

qu’on coupe le cordon trop tôt avant qu’i ait cessé de battre,

qu’on vous sépare de votre nouveau-né,

qu’on lui passe inutilement une sonde gastrique,

qu’on vous fasse une délivrance dirigée systématique,

qu’on vous empêche de boire ou de manger,

 

Bref, si vous voulez juste qu’on vous fasse confiance et qu’on vous laisse tranquille, sans stress, avec une surveillance minimale et bienveillante.

 

Vous vous dites qu’il vaut mieux ne rien dire, parce qu’ils «  savent mieux que vous ». Et bien ce n’est pas vrai.

 

Le corps médical sait en effet comment intervenir si nécessaire, mais vous, vous savez accoucher, même si vous ne savez pas que vous savez.

 

 

Déléguer la responsabilité de l’accouchement à l’équipe médicale de la maternité où vous êtes inscrite quand survient un dysfonctionnement est une sage décision.

 

En revanche, s’en remettre aveuglément à l’autorité médicale dans le cas d’une grossesse et d’un accouchement normal n’est pas forcément la meilleure attitude.

Au nom de la sécurité médicale, les femmes n’accouchent plus, elles « sont accouchées » à l’hôpital.

 

 

 

Cette généralisation de la prise en charge de la grossesse par l’institution médicale depuis une cinquantaine d’années a permis d’améliorer considérablement la santé des femmes et des enfants. Les progrès techniques, notamment dans le diagnostic anténatal et la pratique chirurgicale des césariennes ont transformé les pronostics en cas de pathologie.

 

Cependant, généraliser cette hyper-médicalisation à toutes les grossesses est un non-sens, tant du point de vue obstétrical que du point de vue rentabilité financière. Les plateaux techniques des maternités doivent être à la disposition de toutes les grossesses qui nécessitent un niveau élevé de technicité. C’est-à-dire entre 15 et 20% des femmes enceintes.

 

Une femme enceinte veut le meilleur pour elle et son enfant. Elle veut accoucher entourée de la sécurité maximum. Elle a raison.

 

Le problème c’est que pour garantir cette sécurité, il faut en passer par l’organisation hospitalière, laquelle, ce n’est un secret pour personne, manque de moyens et de personnels.

Le niveau de compétences des équipes est élevé et les professionnels font chaque jour un travail remarquable mais les équipes surchargées sont souvent dans l’incapacité pratique de respecter les projets de naissance.

 

Si ce projet de naissance vous tient à cœur, vous pouvez le rédiger avec l’aide d’une sage-femme libérale et le remettre en consultation à la maternité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’entretien prénatal précoce

 

Depuis 2004, les professionnels de la périnatalité doivent proposer à toute femme enceinte un entretien prénatal précoce (ex entretien du 4ème mois) dès le début de grossesse.

Cette entretien permet aux femmes et aux couples de rencontrer un professionnel en dehors d’une consultation et en prenant du temps pour parler de leurs attentes, de leurs besoins et de leur projet de naissance.

Il permet de s’informer sur le suivi médical de la grossesse et sur les droits et de poser toutes les questions qui vous préoccupent.

Vous n’avez pas besoin de prescription médicale pour le réaliser.

L’entretien se fera le plus tôt possible, mais il peut être fait aussi à tout moment de la grossesse (un seul entretien).

Avec quel professionnel ? Et où ?

Tous les professionnels de la grossesse, organisés en réseau :

  • sages-femmes libérales,
  • sages-femmes de la Protection Maternelle et Infantile (PMI),
  • sages-femmes des maternités (publiques ou privées),
  • les médecins généralistes,
  • les gynéco-obstétriciens,

Il se déroule dans le cadre du réseau de périnatalité de votre région.

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Catherine Claire Greiner