Contraception, Frottis et IVG medicamenteuse

La contraception désigne l’emploi de moyens visant à empêcher qu’un rapport sexuel entraîne une grossesse.

Elle est définie par l’Organisation mondiale de la santé comme étant « l’utilisation d’agents, de dispositifs, de méthodes ou de procédures pour diminuer la probabilité de conception ou l’éviter ».

 

« Ah bon, je peux consulter une sage-femme pour un frottis ou une pilule ? »

Oui, en effet, la pratique de ces professionnelles ne se limite pas aux grossesses et aux accouchements. La ministre de la Santé a lancé mercredi 22 juin 2016 une campagne nationale d’information sur « la diversité des compétences des sages-femmes », mal connues du grand public. Et pas toujours soutenues par les médecins.

Les sages-femmes peuvent notamment, depuis 2009, assurer le suivi gynécologique des femmes « tout au long de la vie » et prescrire des moyens de contraception : frottis, examen des seins, pose de stérilet s’ajoutent ainsi à la rééducation périnéale ou encore à la vaccination de la patiente et de son nourrisson.

 

Prévention :

La sage-femme fait les frottis de dépistage des cancers du col de l’utérus, à l’heure où moins de la moitié des femmes réalise régulièrement des frottis, selon l’Institut national du cancer.

Si besoin, la sage-femme prescrira une ETG et/ou une mammographie pour le dépistage des cancers du sein.

En cas de diagnostique d’une pathologie, la sage-femme dirige sa patiente vers des médecins spécialisés.

 

Grossesses non désirées :

Notons que les compétences des sages-femmes ont encore été élargies début juin 2016, la loi Santé leur permettant de vacciner l’entourage du nourrisson et de pratiquer des IVG médicamenteuses , là encore pour pallier des difficultés d’accès à l’IVG.

 

Catherine Claire Greiner