vaccinations

La vaccination est l’un des grands succès de la santé publique.

Des millions de vies ont pu être sauvées grâce à ce geste de prévention. En France, l’arrêt de la transmission, voire l’élimination de certaines maladies infectieuses est possible si chacun recourt à la vaccination pour se protéger mais aussi pour protéger les autres, enfants et adultes plus fragiles du fait de leur âge ou de leur état de santé et qui ne peuvent être vaccinés.
Être à jour dans ses vaccinations, c’est être protégé toute la vie.
Le calendrier des vaccinations est élaboré par le ministère chargé de la santé après avis du Haut Conseil de la santé publique.

Le calendrier vaccinal fixe les vaccinations applicables aux personnes résidant en France en fonction de leur âge, émet les recommandations vaccinales générales et des recommandations vaccinales particulières propres à des conditions spéciales (risques accrus de complications, d’exposition ou de transmission) ou à des expositions professionnelles. Par ailleurs, le calendrier insère des recommandations vaccinales spécifiques pour les personnes immunodéprimées, leur entourage proche et les professionnels de santé à leur contact.

Coqueluche :

La vaccination contre la coqueluche est pratiquée avec le vaccin acellulaire combiné à d’autres valences (diphtérie, tétanos, poliomyélite). Devant la persistance d’un nombre de cas de coqueluche chez de très jeunes nourrissons contaminés par des adultes jeunes, des recommandations ont été faites pour assurer une protection des adultes au contact avec de très jeunes enfants.
NB. 23/10/2015 Extension des compétences des sages-femmes en matière de vaccination des personnes de l’entourage d’un nouveau-né

Diphtérie, Tétanos, Poliomyélite :

Le vaccin contre la diphtérie
La diphtérie est une infection causée par une bactérie très contagieuse. Elle se développe dans la gorge et produit une substance appelée « toxine ».
La diphtérie se manifeste habituellement par une angine à « fausses membranes », appelée ainsi à cause d’un enduit blanc qui recouvre les amygdales.

Cette vaccination est obligatoire.
Elle repose sur :
• deux injections chez le nourrisson : une à l’âge de deux mois et l’autre à quatre mois ;
• un rappel à 11 mois.
Les rappels sont recommandés :
• à l’âge de 6 ans, puis entre 11 et 13 ans ;
• chez l’adulte à 25 ans, 45 ans, 65 ans ; puis tous les 10 ans (75 ans, 85 ans etc.)
Le vaccin contre le tétanos:
Le tétanos est causé par une toxine produite par une bactérie. Cette toxine entraîne des contractures musculaires intenses qui peuvent atteindre les muscles respiratoires. La maladie n’est pas contagieuse, mais elle est grave et souvent mortelle.
L’infection se contracte habituellement par des plaies (suite à une piqûre ou à une coupure lors de travaux de jardinage, par exemple), surtout lors de contact avec la terre.
Contrairement à d’autres maladies, une première infection par la bactérie responsable du tétanos ne protège pas contre une nouvelle infection. La vaccination est donc la principale protection contre cette maladie.

Cette vaccination est obligatoire.
Elle repose sur :
• deux injections chez le nourrisson : une à deux mois et l’autre à quatre mois ;
• un rappel à 11 mois.
Les rappels sont recommandés :
• à l’âge de 6 ans, puis entre 11 et 13 ans ;
• chez l’adulte à 25 ans, 45 ans, et 65 ans ; puis tous les 10 ans (75 ans, 85 ans, etc.)
En cas de plaie, les personnes dont le plan de vaccination n’est pas à jour, font l’objet d’une prise en charge particulière :
• en cas de plaie mineure et propre, une dose de vaccin est administrée immédiatement, et la date des rappels à pratiquer est précisée ;
• en cas de plaie majeure, une immunoglobuline tétanique est administrée pour assurer une protection immédiate contre le tétanos. Une dose de vaccin est également administrée, et la date des rappels précisée, car seule la vaccination apporte une protection durable contre le tétanos.
Le vaccin contre la poliomyélite:
La poliomyélite est une infection due à un virus qui provoque des paralysies en attaquant le système nerveux. Ce virus n’existe que chez l’être humain. Il est présent dans les selles des personnes contaminées.
La contamination se fait principalement par voie digestive, lors de la consommation d’eau contaminée, d’aliments souillés (crudités, par exemple), ou par les mains sales.

La vaccination est obligatoire et repose sur :
• deux injections chez le nourrisson : une à deux mois et l’autre à quatre mois ;
• un rappels à 11 mois ;
• un rappel à l’âge de 6 ans, puis un rappel entre 11 et 13 ans.
Ensuite, les rappels chez l’adulte sont recommandés :
• à 25 ans, 45 ans et 65 ans ;
• puis tous les dix ans (75 ans, 85 ans, etc.)

Grippe saisonnière :

Chaque année le Comité technique des vaccinations fait des recommandations en fonction du profil épidémique de la grippe et des populations affectées par les formes graves.
La grippe est une maladie virale très contagieuse qui survient de façon saisonnière. La transmission est favorisée par le regroupement de population en milieu confiné. Chez certaines personnes à risque (femmes enceintes, personnes obèses, adultes et enfants atteints de certaines pathologies chroniques principalement cardiovasculaires et respiratoires), la grippe peut être sévère du fait de complications.
Le traitement de la grippe est le plus souvent un traitement symptomatique. Cependant, dans certaines circonstances, la prescription d’antiviraux (inhibiteurs de la neuraminidase : INA) peut être justifiée.

Vaccin contre la grippe pandémique A(H1N1):

Durant la pandémie grippale A (H1N1), le CTV a émis plusieurs avis adaptés à l’évolution des données épidémiologiques et des vaccins.

Vaccination contre le pneumocoque:

Le pneumocoque est la première cause de pneumonie bactérienne communautaire. Des recommandations de vaccination existent déjà pour des personnes à risque âgées de plus de 5 ans, ainsi que pour des enfants de 2 à 5 ans.

Rougeole :

Depuis 2008, une épidémie de rougeole sévit en France, liée à un taux de couverture vaccinale insuffisant pour éliminer la maladie (primo vaccination et surtout rappel).
NB.  23/10/2015 Extension des compétences des sages-femmes en matière de vaccination des personnes de l’entourage d’un nouveau-né.

• Le calendrier vaccinal recommande  l’administration de la première dose de vaccin Rougeole-Oreillons-Rubéole (ROR) à l’âge de 12 mois pour tous les enfants, l’administration de la seconde dose étant recommandée entre 16 et 18 mois.

• Toutefois, les nourrissons âgés de 6 mois à 11 mois qui vont voyager ou séjourner dans un pays de haute endémicité de la rougeole et ceux contacts d’un cas de rougeole doivent être vaccinés contre la rougeole.
Pour ces nourrissons, le Haut Conseil de la santé publique recommande qu’ils reçoivent le vaccin rougeole monovalent Rouvax®.Ils devront recevoir par la suite deux doses de vaccin trivalent rougeole, oreillons, rubéole, selon les recommandations du calendrier vaccinal en vigueur (1re dose à 12 mois, 2e dose à 16-18 mois) en respectant un intervalle minimal d’un mois entre la dose de vaccin monovalent et la première dose de vaccin trivalent, ainsi qu’entre les deux doses de vaccin trivalent.

Tuberculose :

Depuis la suspension en 2007de l’obligation de vaccination par le BCG des enfants et des adolescents, la vaccination par le BCG ne peut plus être exigée à l’entrée en collectivité mais fait l’objet d’une recommandation forte pour les enfants à risque élevé et vivant dans des grandes villes (Paris, Lyon, Marseille…)

Vaccin anti HPV (cancer du col de l’utérus) :

Les infections à papillomavirus sont responsables d’un certain nombre de cancer du col de l’utérus. La vaccination contre les infections à papillomavirus est recommandée pour toutes l filles âgées de 14 ans.
Vaccin Gardasil® et stratégie de prévention globale des cancers du col de l’utérus :

Sur avis du Comité technique des vaccinations, le HCSP souligne qu’il n’existe aucune donnée actuelle susceptible de remettre en cause l’efficacité de ces vaccins ou de suggérer un caractère potentiellement délétère du vaccin dans certaines catégories de la population, en particulier de risque de survenue de cancer chez des femmes préalablement infectées.
En conséquence, le HCSP recommande :
• la poursuite de l’amélioration du dépistage du cancer du col de l’utérus et souhaite la généralisation rapide du système de dépistage organisé selon les recommandations de la Haute Autorité de santé ;
• la poursuite de la vaccination contre les papillomavirus des jeunes filles âgées de 14 ans et le rattrapage jusqu’à l’âge de 23 ans chez les femmes n’ayant pas eu d’activité sexuelle ou l’ayant initiée depuis moins de un an. Cette vaccination peut être effectuée indifféremment avec l’un ou l’autre des deux vaccins existants.

Varicelle :

Le CTV ne recommande pas la vaccination généralisée contre la varicelle des enfants à partir de l’âge de 12 mois. Cependant elle est recommandée pour certaines populations.
NB. 23/10/2015 Extension des compétences des sages-femmes en matière de vaccination des personnes de l’entourage d’un nouveau-né.

 

Catherine Claire Greiner