Allaitement maternel et sevrage: des choix difficiles

Comment choisir ?

Une femme qui accouche pour la première fois ne sait pas toujours si elle désire allaiter ou bien nourrir son enfant au biberon. Comment décider quand on ne sait pas à quoi s’attendre ?

La pression sociale, culturelle ou religieuse, voire médicale sur ce sujet est forte. Pourtant, aucune femme ne devrait avoir à justifier son choix. Il s’agit d’une liberté fondamentale.

On ne choisit pas d’allaiter par ce que :
C’est la mode,
C’est bon pour le bébé,
C’est plus économique,
C’est naturel,
On a allaité l’ainé.

On allaite par ce qu’on en a envie.
Si non, ça ne marche pas.

L’allaitement est avant tout une relation particulière entre Maman et Bébé. Oui, en effet, le père en est exclu dans les trois premières semaines de la mise en place. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas un père nourricier. Il participe concrètement d’une autre manière, dans cette période encore fusionnelle des premières semaines entre le bébé et sa mère, dans un soutien de ce prolongement particulier du temps de la grossesse qu’est l’allaitement au sein.

Il faut oublier les consignes hospitalières:

A partir du retour à la maison, l’allaitement ne doit pas être la continuation exacte que ce qui s’est passé à l’hôpital. En effet, l’allaitement les trois premiers jours ne répond pas aux mêmes besoins qu’à la maison. C’est pourquoi il est important d’être accompagné par une sage-femme libérale pour la mise en place de l’allaitement après le court séjour en maternité.

Allaitements impossibles:

Les contre-indications à l’allaitement sont rares
Certains traitements médicaux interdisent l’allaitement mais s’il sont prescrits pendant la grossesse, ils sont souvent possibles pendant l’allaitement. La plupart du temps, les études pharmacologiques n’ont pas été réalisées sur le lait maternel, les notices médicamenteuses respectent donc le principe de précaution et déconseillent l’allaitement. Dans ces cas particuliers, il convient avec votre sage-femme de prendre un avis éclairé auprès du service concerné.

Un allaitement maternel ne doit jamais être douloureux:

Si au cours de la mise au sein, la femme ressent une douleur, c’est que quelque chose doit être modifié. Les allaitements qui ne marchent pas sont souvent culpabilisant alors qu’il s’agit toujours de conseils inadaptés ou d’un accompagnement insuffisant.

Informations pratiques :

La location d’un tire-lait doit être prescrite par une sage-femme ou un médecin. Dans ce cas, la sécurité sociale prend en charge le remboursement. Il est exceptionnel que son utilisation soit nécessaire dans le premier mois.
Même chose pour les « coquilles » plastiques ou les « bouts de sein ».

Un atout important pour un allaitement au long court; les coquillages d’allaitement.coquillages-d-allaitement-bebe-nacre

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SEVRAGE :

Dans nos sociétés, surtout quand la femme travaille, le sevrage naturel n’existe pas. En effet, l’accord entre le bébé qui commence à trouver que c’est bien plus facile de boire un biberon de 210ml. que de pomper pendant 30’ et sa mère qui aimerait bien retrouver et son corps, et du temps pour elle, cet accord parfait est rarissime.

Le sevrage est donc toujours une décision difficile, un compromis, une deuxième vraie séparation après celle de l’accouchement. C’est pourquoi il est essentiel de pouvoir suivre un programme individuel adapté à la situation, élaboré avec une professionnelle de l’allaitement ; la sage-femme libérale.

Dans tous les cas, le sevrage doit être progressif afin de respecter les besoins de bébé et les impératifs maternels.

Petit historique

Catherine Claire Greiner