Adoption

L’enfant adopté est un enfant comme les autres.

Cependant, l’enfant adopté a deux familles.
Une famille génétique et une famille de vie.
Son histoire à lui a commencé avant celles de ses parents adoptifs.
Il est né un jour, ou une nuit comme tous les enfants du monde.
Il sera élevé par d’autres parents que ses parents biologiques.
Son histoire personnelle sera double dans le temps et comprendra le temps de la grossesse et ses conditions de vie jusqu’à son adoption d’une part, et sa vie d’enfant avec ses parents adoptifs d’autre part.
Cet enfant devra vivre avec cette partie souvent inconnue ou oubliée de son enfance avant l’adoption.

Une richesse supplémentaire:

Que ce soit pour l’enfant ou pour ses parents, l’adoption est souvent considérée comme un « problème ». En fait, si problème il y a, c’est une question mots posés ou non sur une réalité.
Qui dit quoi et à qui ?

Si l’on considère que ce qui compose la vie d’un individu est la somme de ses expériences vécues, l’enfant adopté est riche d’une partie supplémentaire d’expériences.
Quant à la génétique, elle conditionne le corps et l’aspect physique. Pas grand chose d’autre.

Cet enfant adopté devra vivre avec cette nouvelle orientation dans sa construction, comme d’autres doivent faire avec un prénom qu’ils jugent ridicule, un nez qu’ils trouvent trop grand ou un parent malade.

Un accompagnement sur mesure:

Quant aux parents, la décision d’adoption est souvent le résultat d’un parcours parfois difficile qu’ils doivent pouvoir digérer pour se lancer dans une aventure non classique de parents. La vie de leur enfant avant l’adoption est souvent une inconnue inquiétante. Ces parents-là vont devoir vivre avec cet inconnu.
A cet inconnu de la vie de l’enfant s’ajoute l’absence de grossesse. Le manque parfois de ce temps de gestation biologique et psychique auquel les différentes étapes des procédures d’adoption vont se substituer.

Dans ce contexte particulier, l’outil psychogénéalogique peut être une aide précieuse.
Etre accompagné ponctuellement dans ses premiers pas de parent adoptif permet souvent d’accélérer l’acquisition de la confiance en soi du « devenant parent ».

Catherine Claire Greiner