Psychogénéalogie post-natale

Après l’accouchement, la femme traverse une période de grands bouleversements physiologiques, anatomiques et psychiques.

Cette période du post-partum est caractérisée par la même « transparence psychique » que pendant la grossesse, qui permet un accès plus simple à ce qui est instinctivement à l’œuvre dans la construction progressive d’une identité de mère. Cependant, ce temps est plus court. S’il n’y a plus l’échéance de l’accouchement devant soi, il y a une éternité de responsabilités à assumer vis-à-vis de ce petit humain qui hurle la nuit sans qu’on sache toujours pourquoi.
Surtout, ce qu’on ne sait pas, c’est ce qu’on est sensé faire.

Pour le bébé:
Comment se comporter, comment supporter de ne pas savoir ?
Et qui fait quoi ?
Les rôles du père et de la mère sont encore flous, hésitants. Si les grands-parents s’en mêlent, c’est parfois encore pire.
Alors, le soutien des professionnels est essentiel. Il peut être pratico-pratique, mais peut aussi permettre de formuler des questions, des peurs, des envies et des difficultés.
En effet, bien souvent, chacun des deux parents tout neufs ne parvient pas à parler de la naissance de bébé car elle/ il, ne sait pas encore lui-même ce qu’il en pense. Parfois, les émotions sont trop fortes ou trop nombreuses qu’elles sidèrent la pensée.

C’est là que l’accompagnement prend tout son sens dans le respect du rythme de chacun. Quelques séances suffisent souvent pour trouver calme et apaisement.

Un travail plus approfondi peut permettre une approche, sociologique psychologique et systémique de « l’arbre gynécologique », des contrats familiaux, des secrets, des non-dits et des mythes familiaux.
Comment ne pas transmettre une histoire familiale trop lourde pour un nouveau-né ? En commençant par la revisiter.

Le contexte socio-historique du trans-générationnel permet ensuite d’aborder les différents outils de travail, le « psycho-socio-génogramme », le dessin des blasons qui symbolisent les valeurs familiales ou les groupes de constellations familiales si nécessaire.

Pour la mère :
Le vécu de l’accouchement doit pouvoir se raconter, afin que les moments difficiles ou douloureux ne se transforment pas en traumatismes. Une compréhension de ce qui s’est passé est essentielle pour que l’élaboration psychique et la reconstruction des souvenirs puisse se faire de manière apaisée.

Pour le père :
Sa présence au moment de la naissance de son enfant n’est pas toujours évidente. Cette impossibilité de « faire » quelque chose pour aider, cette obligation d’être présent sans agir, acteur impuissant de l’accouchement de sa compagne et de la naissance de son enfant n’est parfois vécue difficilement.

Sa place de père est imposée, niée ou affirmée, mais quelle est-elle ? Doit-il la prendre ou attendre qu’elle lui soit proposée ?

Autant de questions qui doivent pouvoir être posées, dans le calme et le secret d’un cabinet de consultation.

Pour un RV : contact

 

 

 

Une vidéo intéressante:

Catherine Claire Greiner