Prévention santé

Le dépistage de la surdité
est proposé à tous les nouveau-nés :

Aujourd’hui en France, 1 enfant sur 1 000 naît avec une déficience auditive, soit 800 enfants par an.

L’objectif d’un dépistage précoce est d’éviter tout retard dans l’acquisition du langage et de permettre le développement de la communication.

Le programme de dépistage de la surdité néonatale, est systématiquement proposé aux parents du bébé avant sa sortie de l’établissement de santé dans lequel a eu lieu l’accouchement ou avant la fin du 3ème mois si l’examen n’a pas pu être réalisé à la maternité.

Il est réalisé à l’aide d’un appareil automatique, qui enregistre l’activité de l’oreille interne en réponse à une stimulation sonore, ceci grâce à une petite sonde placée à l’entrée de l’oreille. Ce test ne prend que quelques minutes, est inoffensif et totalement indolore pour votre enfant. On le fait pendant qu’il dort ou qu’il somnole, après avoir tété.

Notons que la Fédération nationale des sourds de France, qui milite pour l’apprentissage généralisé de la langue des signes dès le plus jeune âge s’est exprimé lors de la mise en place de ce dépistage et a souligné que “l’accès au langage n’est pas réductible au domaine de l’acoustique.

 

Le dépistage des troubles visuels
à la naissance:

Il permet de diagnostiquer des affections rares mais majeures. La précocité du diagnostic permet de mettre en place des prises en charge rapides et adaptées, et d’envisager ainsi pour l’enfant une amélioration du pronostic visuel.

Il comprend :
-l’interrogatoire des parents pour déceler les principaux facteurs de risques.
-l’inspection de l’œil.
-la recherche des réflexes visuels présents à la naissance.
-la sensibilisation des parents aux troubles de la sensorialité.

 

Le test de Guthrie ou test du buvard:

Ce test, réalisé depuis plus de 40 ans en France, permet le dépistage de graves maladies chez les nouveau-nés. Il n’est pas  obligatoire… mais fortement conseillé.

Il est réalisé à partir de 72h de vie du bébé, à la maternité ou à domicile. Il permet de détecter de graves maladies. Bien que rares, si elles ne sont pas prises en charge dès la naissance, ces maladies métaboliques seront incurables et entraineront d’importants retards mentaux et/ou physiques.

Les maladies dépistées:
Elles sont  indétectables à la naissance si une analyse de sang n’est pas faite. Les diagnostiquer permet de traiter immédiatement le bébé. Il échappe ainsi au handicap et peut avoir une vie totalement normale.

La phénylcétonurie :
Elle touche une naissance sur 15000. C’est l’absence d’une enzyme qui empêche de transformer la phénylalanine contenue dans pratiquement tous les aliments. Elle provoque une arriération mentale en quelques mois si elle n’est pas prise en charge. Détectée à la naissance, elle peut être contrée en faisant suivre à l’enfant un régime pauvre en phénylalanine le plus tôt possible.

L’hypothyroïdie congénitale :
1 enfant sur 4000 est atteint. Elle entraine un retard mental lié à une insuffisance d’hormones thyroïdiennes. Une fois diagnostiquée, il suffit de compenser ce manque d’hormones par la prise orale quotidienne d’hormones thyroïdiennes.

l’hyperplasie congénitale des surrénales :
Touchant 1 naissance sur 18000, elle peut notamment être responsable d’un décès rapide par déshydratation dès la 2ème semaine de vie de l’enfant. Elle est prise en charge en mettant l’enfant sous hormones surrénaliennes.

La drépanocytose :
Est une altération de l’hémoglobine qui a pour rôle de transporter l’oxygène dans le sang. Elle expose alors l’enfant à toutes sortes d’infections qui entrainent de fortes complications. Le dépistage concerne des populations à risque.

La mucoviscidose:
Cette maladie entraine une insuffisance pulmonaire mais ne dispose pas d’un traitement pouvant la guérir complètement. Une prise en charge immédiate permet d’améliorer l’espérance et la qualité de vie de l’enfant.

Prévention de la mort inattendue du nourrisson :

Cette réalité angoissante est estimée à 0,5 pour 1000 naissances. La recommandation principale est de coucher les nouveau-nés sur le dos.

La campagne de prévention a eu un large écho en France, mais aussi des effets pervers. En effet, ce n’est pas parce qu’un bébé va se retourner et se mettre sur le côté ou sur le ventre qu’il est en danger de mort. Cette campagne efficace a provoqué une forte inquiétude chez les parents, inquiétude qui correspond après la naissance de l’enfant à cette prise de conscience difficile que le nouveau-né est lui aussi, un être humain mortel.

Il est essentiel que les parents puissent parler de leurs inquiétudes avec un professionnel compétent.

Le syndrome de mort subite du nourrisson (MSN) est la mort soudaine du jeune enfant, âgé d’un mois à un an et apparemment en bonne santé, lors de son sommeil. Le terme médical français exact en 2008 est mort subite inexpliquée du nourrisson (MSIN). En 2009 le terme de mort inattendue du nourrisson (MIN) est désormais utilisé afin de prendre en compte tous les cas de mort survenant brutalement chez un nourrisson alors que rien, dans ses antécédents connus, ne pouvait la laisser prévoir.

Le plus souvent la cause retrouvée est respiratoire ou infectieuse. Une anomalie génétique cardiaque (syndrome du QT long) est retrouvée également dans un cas sur dix5. Dans moins de 5 % des cas, le diagnostic de mort subite du nourrisson est erroné, et le décès cache en réalité une intervention criminelle1.

Des facteurs de risque ont été déterminés et la lutte contre ces derniers a permis la chute spectaculaire du nombre de morts de nourrissons dans les années 1990 (plus de 75 % en France) :

  • la position de couchage sur le ventre;
  • une chambre trop chauffée;
  • le tabagisme actif et passif de la mère pendant la grossesse;
  • l’âge du nourrisson (pic de décès entre deux et six mois) ;
  • la prématurité;
  • le sexe masculin est deux fois plus victime de cette pathologie;
  • l’allaitement artificiel;
  • l’encombrement du lit empêchant la libre circulation de l’air.

Près de 10 % des morts subites n’ont cependant aucun facteur de risque connu. Un déséquilibre de sérotonine pourrait expliquer 50 % des cas de mort subite du nourrisson selon les dernières études.

Mesures de prévention:

L’enfant doit être couché sur le dos. Des campagnes d’information ont été lancées dans plusieurs pays à la fin des années 1990, ce changement d’attitude ayant pu réduire le risque de mort subite de moitié.

Le matelas doit être ferme. Les couvertures et les éléments de literie trop mous sont à éviter. Le couchage de l’enfant doit être séparé de celui d’un autre enfant. Il faut éviter le sur-chauffage et le tabagisme autour des nourrissons.

La prise en charge psychologique des familles ayant eu un cas de mort subite du nourrisson est souvent nécessaire. La peur d’une récidive chez un autre enfant en bas âge est toujours présente mais le risque, même s’il est statistiquement majoré, reste extrêmement faible, inférieur à 1 %.

Pour un RV : contact

Catherine Claire Greiner